Lorsqu’une marque décide d’investir dans la publicité pendant un événement sportif majeur comme la Coupe du Monde ou les Jeux Olympiques, les attentes sont immenses. Pour comprendre les retombées réelles de ces campagnes, j’ai recueilli et analysé plusieurs témoignages authentiques de professionnels issus de l’étude IRIS Plus 2016-2 publiée par l’Observatoire européen de l’audiovisuel. Cet article explore leurs expériences, leurs doutes, mais aussi leurs succès.
Avant d’aller plus loin, si vous cherchez des données concrètes sur le budget, vous pouvez également consulter mon article qui répond à la question : Quel est le prix d’une publicité sur TF1 Séries Films ?
Les grands événements sportifs, un terrain d’investissement publicitaire stratégique
Directement exposés à des audiences internationales, les spots publicitaires deviennent alors une vitrine sans égale pour les marques. Mais qu’en pensent concrètement les annonceurs ?
Émilie – Responsable marketing chez un grand distributeur alimentaire :
« Pendant la Coupe du Monde, nous avons doublé notre budget publicitaire. Les retombées ont été fulgurantes : +45% de notoriété spontanée selon nos sondages post-campagne. »
Marc – Directeur d’une agence spécialisée en pub TV :
« La stratégie de sponsoriser des résumés de matchs sur les chaînes en clair a permis à plusieurs PME que nous accompagnions de tripler leur trafic web pendant l’événement. »
Des attentes parfois déçues : réflexion sur la rentabilité
Cependant, toutes les opérations de sponsoring ou d’achat d’espace multimédia durant un grand événement sportif ne mènent pas forcément au succès escompté :
Sandra – Chargée de communication dans un groupe de téléphonie :
« Nous avions acheté des encarts pendant les JO de Rio, mais la diffusion ultra morcelée a dilué notre message… le ROI a été bien inférieur à nos campagnes classiques. »
Lucas – Responsable des partenariats chez une startup tech :
« Difficile de mesurer un effet direct sans un tracking rigoureux. Surtout quand d’autres marques monopolisent la visibilité avec des budgets astronomiques. »
Mon expérience : oui, les retombées sont là si…
Dans mon parcours d’accompagnement des marques dans les campagnes média, notamment dans le contexte du Tour de France ou de Wembley, j’ai identifié 3 facteurs qui font la différence :
- Le ciblage précis : adapter sa présence à l’audience ciblée, éviter les vagues contacts peu qualifiés.
- L’effet d’alignement : la marque doit avoir une cohérence avec l’événement ou les valeurs véhiculées (sport, endurance, international, nation…).
- Le relais digital : les campagnes purement TV ont un impact limité sans activation sur le web et les réseaux sociaux.
Quels enseignements tirés de l’étude IRIS et des pratiques européennes ?
Selon les réglementations européennes évoquées dans l’étude IRIS Plus 2016-2, les droits de retransmission et la sauvegarde du pluralisme médiatique influencent fortement le cadre de diffusion :
- Les États peuvent établir une liste d’événements d’importance majeure qui doivent être diffusés en clair.
- Les opérateurs de télévision à péage doivent parfois revendre des extraits ou droits partiels pour garantir l’accès au public.
Cette régulation stabilise les audiences potentielles, rassure les marques sur la diffusion et permet d’optimiser leur médiaplanning. Elle assure ainsi une visibilité structurée, même pour les TPE-PME.
Des conseils directs pour les marques et agences
- Ne misez pas uniquement sur l’événement en soi : pensez avant, pendant et après.
- Étudiez les audiences des tranches horaires concernées : un spot 10 minutes avant la finale ou après a une influence très différente.
- Rentabilisez par le remarketing digital derrière, en traquant les post-contacts avec des outils CRM.
En conclusion
Les témoignages recueillis montrent que les retombées peuvent être spectaculaires… à condition de respecter quelques règles d’or : planification, cohérence et complémentarité médias. Comme souvent en marketing, ce n’est pas le canal en soi, mais la stratégie globale qui fait la différence.

