La facture électronique devient une obligation légale dès le mois de décembre 2026 pour la plupart des entreprises. Cependant, les PME bénéficient d’un temps d’adaptation supplémentaire pour l’envoi électronique de leurs factures. Il est donc temps d’envisager cette évolution légale et d’adapter vos processus de facturation pour rester en conformité avec les règles fiscales. Découvrez comment se passe l’envoi et la réception des factures électroniques et comment équiper votre entreprise.
Quand faut-il être prêt pour la facturation électronique ?
Dès le 1ᵉʳ septembre 2026, toutes les entreprises devront être capables de recevoir divers types de facture électronique, sans distinction de taille ou de forme juridique.
En revanche, même si les ETI et les grandes entreprises doivent émettre leurs factures électroniquement dès septembre 2026, cette obligation ne concernera les PME et les micro-entreprises qu’à partir du 1ᵉʳ septembre 2027. Avant cette date, elles pourront continuer à facturer comme aujourd’hui. Ce décalage laisse un temps d’adaptation utile pour s’équiper, tester différents outils et éventuellement entrer progressivement dans le dispositif.
Comment envoyer et recevoir vos factures électroniques ?
Toutes les factures vont devoir passer par une plateforme agréée par l’État. Chaque entreprise devra donc en sélectionner une, capable de gérer à la fois l’envoi, la réception et la transmission des données à l’administration fiscale.
Vous pourrez utiliser différents formats de factures électroniques. Certains sont entièrement structurés (comme les formats XML utilisés à l’international), tandis que d’autres permettent une lisibilité humaine et des données exploitables automatiquement en même temps. Le choix dépend de votre organisation interne et des outils déjà en place dans votre établissement.
Votre plateforme assurera l’acheminement des factures entre entreprises, ainsi que le contrôle des informations et leur transmission aux autorités fiscales.
Quel équipement avoir pour gérer vos factures électroniques ?
Si vous utilisez déjà un logiciel de facturation, vérifiez qu’il peut se connecter à une plateforme agréée. La liste de ces plateformes est actualisée régulièrement sur le site de l’administration fiscale. Si votre logiciel en fait partie, cela signifie qu’il respecte les formats exigés et se connecte à une plateforme dédiée à la transmission des données fiscales. Vous pourrez alors conserver vos habitudes de travail sans difficultés et l’utiliser pour émettre et recevoir vos factures.
Si vous devez changer de logiciel, le choix va dépendre évidemment de sa compatibilité avec les plateformes de transmission, mais aussi de votre activité principale, du volume de factures que vous traitez et de vos habitudes de gestion.
Dans le cas où vous n’êtes pas équipé d’un logiciel compatible mais que vous ne voulez pas changer vos habitudes de gestion, vous pourrez toujours saisir directement les informations sur vos factures sur une plateforme agréée. Vous devrez entrer vous-même les informations (client, montant, TVA, etc.), déposer ou créer la facture, puis la transmettre via cette plateforme. De la même façon, vous y récupérerez les factures reçues. C’est donc une solution fonctionnelle, mais plus compliquée voire chronophage.
Le choix le plus judicieux reste d’utiliser un logiciel ou une solution cloud compatible avec cette évolution légale, capable de centraliser l’ensemble des flux et d’automatiser les processus de facturation jusque leur transmission sur la plateforme.
